Incendie du Cinéma du Paris et Polygrafic
11 mai 1990 - rue St-Maurice, Trois-Rivières, Qc

La compagnie Polygrafic Canada, l'Imprimerie Trois-Rivières et le propriétaire résident de l'édifice ont pourvuivi en justice la Ville de Trois-Rivières pour les pertes non couvertes par les assurances.
Après quatre années de refus, pour toutes sortes raisons invoquées par l'entremise de son Greffier Me Gilles Poulin, par la Ville dirigée par le notaire Guy Leblanc, de donner accès au rapport complet de l'incendie, siègeant pour la Commission d'accès à l'information, dans un jugement qui fait jurisprudence, la Commissaire Laurie Miller ordonna à la Ville de remettre in-extenso au demandeur le rapport complet, incluant les bobines audio, du Service des incendies de la Ville avec, comme il se doit, le caviardage des informations personnelles.
Les requérants ont rapidement pû complèter la preuve de leurs allégations. La cause fut entendue durant 18 jours en mars et avril 1997 devant le Juge Édouard Martin de la Cour Supérieure du Québec.
Dans un très court jugement non motivé rendu l'automne suivant, le Juge Martin reconnait que les demandeurs ont raison d'invoquer le fait que la Ville avait agit
illigalement en 1987, sous l'administration du Maire Gilles Beaudouin, en réduisant ses effectifs policiers-pompiers de 150 à 93 membres mais rejeta l'action en dommages en concluant en résumé que les pompiers étaient en nombre suffisant, avaient l'expérience et le savoir faire requis et avaient fait un bon travail.
Justice a-t-elle été rendue ?


